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À votre santé
ANNE JEANBLANC
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Le tai-chi-chuan au secours des parkinsoniens
Le Point.fr - Publié le 10/02/2012 à 15:02
Cet art martial est à l'origine de multiples bienfaits, pour les bien portants comme pour les malades.
Des millions de personnes s'y adonnent quotidiennement dans le monde, quels que soient leur âge, leur souplesse et leur condition physique. © Frilet / SIPA

Le tai-chi-chuan semble réduire les troubles de l'équilibre chez les patients atteints de la maladie de Parkinson, selon une étude américaine publiée dans le dernier numéro du New England Journal of Medicine. À l'instar des personnes souffrant d'autres affections, ils auraient donc tout intérêt à pratiquer cet art martial "interne" (par opposition aux arts martiaux dits "externes", plus brutaux) qui a pris naissance en Chine, il y a plus de 3 000 ans. Aujourd'hui encore, des millions de personnes - quels que soient leur âge, leur souplesse et leur condition physique - s'y adonnent quotidiennement dans le monde. Pour cela, il leur suffit d'être détendu et de savoir respirer. Cette activité leur permet de retrouver le calme, le bien-être et la santé par l'écoute d'eux-mêmes et des autres, autant d'atouts nécessaires pour affronter plus sereinement les aléas de la vie quotidienne et pour évacuer le stress.
Les bénéfices du tai-chi-chuan ne sont pas que psychologiques. La pratique lente d'exercices précis améliore progressivement les capacités cardiaques et pulmonaires. Cet art martial permet aussi de mieux coordonner ses mouvements et de gagner en souplesse, d'abord grâce aux étirements progressifs des tendons. Les mouvements de grande amplitude aident à "dérouiller" les articulations. Pour ses adeptes, c'est également excellent pour le dos et notamment pour prévenir les douleurs lombaires, si fréquentes. Quant au transfert régulier du poids du corps d'un côté à l'autre, il est bénéfique pour la conservation du sens de l'équilibre.
Or ce sont justement les troubles de l'équilibre qui réduisent les capacités fonctionnelles des personnes souffrant de la maladie de Parkinson et qui augmentent leur risque de chutes. C'est pourquoi Fuzhong Li de l'Oregon Research Institute à Eugene (Oregon) et ses collègues ont testé les effets du tai-chi-chuan chez 195 patients ayant une maladie de Parkinson légère à modérée. Ils ont été répartis en trois groupes : tai-chi-chuan, entraînement en résistance et étirement, avec deux sessions d'une heure par semaine pendant six mois. À l'issue des différents programmes, la stabilité de ces personnes a été mesurée. Et celles qui ont pratiqué l'art martial ont obtenu de meilleurs résultats que les autres, notamment celles qui n'avaient effectué que des étirements. Cette différence est toujours visible trois mois plus tard.
Dans un autre domaine, le tai-chi-chuan est reconnu par tous ses adeptes comme étant excellent pour la mémoire et la concentration. Parce qu'il faut d'abord se souvenir de l'enchaînement des mouvements à effectuer et ensuite pouvoir les réaliser sans avoir besoin d'y réfléchir. C'est pourquoi cette activité est désormais souvent proposée dans les hôpitaux français aux personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, en complément d'autres activités susceptibles de retarder l'évolution de cette redoutable affection. Il devrait en être de même pour la maladie de Parkinson.

 

 

 

 

 

 

 


Bienfaits du Tai Chi Chuan sur la santé
INFOS SANTE


Bienfaits du Taï chi chuan sur la santé recensés par le docteur Hervé BALAND, lorsqu’il était médecin fédéral (dans un article paru dans le bulletin de la fédération « Nouvelles aux Associations »

∗ La fonction respiratoire et cardiovasculaire : amélioration de la VO2 max ; réhabilitation après infarctus du myocarde avec une amélioration des capacités d’effort.

∗ L’équilibre : contrôle de l’équilibre, prévention des chûtes.

∗ La pression artérielle où la pratique du Taï chi chuan montre une diminution des pressions systolique et diastolique alors que par comparaison celle de l’aérobic ne favorise qu’une réduction de la systolique.

∗ Le système musculo-squelettique : amélioration de la force musculaire ; augmentation de l’amplitude articulaire et diminution des douleurs arthritiques.

∗ Le psychisme : diminution de l’anxiété et de la sensibilité au stress ; amélioration de la confiance en soi ; diminution des troubles mnésiques, meilleures capacités relationnelles.

∗ Le système immunitaire et endocrinien : augmentation significative des lymphocytes T ; amélioration de l’équilibre hypothalamo-thyroïdien et hypothalamo-gonadique.

Le Tai Chi Chuan et la prévention des chutes
En fin de compte, le taijiquan nous fait-il du bien ? Le taijiquan est-il bon pour notre équilibre ? Si on est une personne âgée et qu’on pratique le taijiquan, a-t-on moins de chances de faire une chute ? La réponse est oui. En fait, le risque diminue de presque 50%. Ce que nous avons toujours estimé vrai est maintenant prouvé cliniquement par des méthodes de recherche occidentales attestées ; il est vraisemblable que dans le monde du taijiquan, nous soyons fortement concernés par ces découvertes, et d’autres, dans d’autres secteurs de la santé. Au cours des dernières années, différentes études en recherche médicale ont été conduites pour déterminer les effets positifs du taijiquan sur la santé. Celle qui a connu la plus large diffusion, est une étude sur la prévention des chutes du Dr. Steven Wolf, Professeur au département de Médecine de Rééducation à l’Université Emory d’Atlanta, Georgia, et directeur d’un programme de neurologie reconstructive. L’étude a montré que les personnes d’un âge avancé qui suivaient des programmes de taiji pouvaient réduire jusqu’à 47,5 % leur risque de chute.
Des recherches conduites aux Etats-Unis ont démontré la valeur et l’efficacité économique des programmes visant la prévention des chutes, et indiqué les bénéfices apportés par un entraînement physique combinant équilibre, coordination et force chez les sujets âgés. Le Dr Wolf a déclaré que, lors d’études multiples sur la prévention des chutes aux E.U., on a demandé aux personnes âgées ce à quoi elles pensaient quand elles tombaient. « Elles ont répondu de manière répétée qu’elles ne savaient pas pourquoi elles tombaient – ça leur arrivait mais elles ne s’y croyaient pas prédisposées. Donc, peut-être qu’un exercice comme le taijiquan – qui est si bien ancré dans l’imagerie visuelle, et propose un lien naturel entre la forme des mouvements et la façon de les accomplir – peut permettre aux gens de comprendre le système de relations très important qu’il y a entre le mouvement et le placement. Voilà notre hypothèse. »
Des essais cliniques ont prouvé que le taijiquan pouvait être un « très bon outil en médecine préventive » ou « moyen d’intervention efficace contre les chutes » chez les sujets vieillissants. Il améliorait des mouvements comme la rotation du tronc et du corps, renforçait la stabilité et l’équilibre ; les élèves de taiji possédaient une impression bien plus grande de contrôle de leur propre santé, et leur plus grande confiance les amenait à plus d’indépendance et d’épanouissement dans la vie.
Article paru dans le premier numéro du journal des « Arts internes » - octobre 2004

L'exercice physique est-il conseillé en cas d'arthrose de la hanche ou du genou ?
L’arthrose est une maladie du cartilage à ne pas confondre avec l’arthrite qui est une inflammation de l’articulation et différente de l’ostéoporose qui est une maladie de l’os. L’arthrose peut être une maladie propre du cartilage ou bien résulter d’une anomalie des structures avoisinantes (déformation, fracture, lésions préexistantes) entrainant secondairement une atteinte du cartilage.
Le cartilage est un tissu vivant, chargé d’assurer le glissement des extrémités osseuses à l’intérieur de l’articulation. Il assure également une fonction d’amortissement biologique pour réduire l’impact des chocs entre les os de l’articulation. C’est un tissu en renouvellement permanent y compris chez les personnes âgées. L’arthrose n’est donc pas liée à une usure au sens propre du cartilage. Elle évolue souvent par poussées douloureuses qui correspondent à un accès inflammatoire local.
L’exercice physique a un rôle essentiel dans la prévention de la maladie, associé à la perte de poids, au contrôle du surmenage articulaire, professionnel ou sportif, et à la correction des défauts anatomiques qui modifient le fonctionnement articulaire normal. L’effet de l’exercice physique a été particulièrement étudié dans l’arthrose du genou, responsable d’une douleur, puis d’une raideur à la marche. L’exercice, adapté aux possibilités du malade, a une action favorable sur la douleur et la fonction de l’articulation. Cette amélioration est particulièrement nette pour l’arthrose de la rotule, qui est très gênante, spécialement à la montée et à la descente des escaliers.
Les exercices physiques peuvent se pratiquer à tout âge, mais toujours en tenant compte de l’importance du handicap et de la souffrance propre à chaque cas. C’est seulement dans les cas extrêmes que, quand ils ne peuvent plus remplir l’objectif thérapeutique, à savoir une amélioration de la condition et une réduction du handicap, qu’il faut renoncer aux exercices physiques. Dans tous les cas, les exercices de renforcement sont privilégiés. Ils doivent être enseignés au départ par un kinésithérapeute ou un médecin rééducateur fonctionnel. Les exercices ne sont pas les mêmes pour une arthrose du genou ou de la hanche. Il est recommandé d’avoir de bonnes semelles ou des chaussures qui absorbent les chocs. Pour les personnes obèses, ou en surpoids, un programme d’éducation du patient permet d’améliorer l’observance diététique et de conseiller des exercices appropriés.
Enfin, certaines précautions s’imposent. Ainsi, un patient qui ne pratiquait aucun exercice physique auparavant doit les commencer très progressivement. Il est recommandé de répéter chaque exercice 10 fois de suite et, si la douleur le permet, d’augmenter la fréquence de 5 toutes les semaines jusqu’à un maximum de 30. Inutile de chercher la performance, la pratique quotidienne, au mieux régulière, est garantie d’une meilleure efficacité. A condition que le handicap ne soit pas majeur, l’exercice physique a toujours un effet bénéfique sur la douleur et la fonction. Il est aussi dépourvu d’effets secondaires en dehors de quelques courbatures, au début.
On ne recommandera jamais assez la marche, les exercices d’aérobic, les programmes de renforcement musculaire, le stretching, c’est-à-dire les étirements des articulations ou la gymnastique aquatique, et pourquoi pas le tai chi, dont une étude chinoise vient de démontrer qu’il soulage les femmes âgées souffrant d’arthrose du genou. Sans compter que les bienfaits de l’exercice physique en général dépassent les problèmes articulaires, mais concernent aussi notamment la sphère cardio-vasculaire.
Professeur Richard TREVES – Rhumatologue – rubrique" Questions santé" du Figaro; lundi 1er mars 2010 )

Meilleur équilibre et indépendance fonctionnelle - Parkinson : les bienfaits du Tai Chi
La pratique régulière du tai-chi, un art martial chinois basé sur l’équilibre, est un exercice bénéfique pour les patients souffrant d’une maladie de Parkinson légère à modérée, selon une étude randomisée. Les patients faisant du tai-chi, à raison de deux séances par semaine durant six mois, ont moins de troubles de l’équilibre et une meilleure performance fonctionnelle que les patients pratiquant un entraînement en résistance ou des exercices d’étirements. De plus, le tai-chi est plus efficace que les exercices d’étirements pour réduire les chutes.
Au fur et à mesure que progresse la maladie de Parkinson, les patients perdent leur stabilité posturale et présentent des troubles de la marche, des difficultés pour gérer les activités quotidiennes et un risque accru de chutes.
Tandis que la dysfonction motrice, comme le tremblement, peut être soulagée par la thérapie médicamenteuse, l’instabilité posturale y est moins sensible et requiert des approches alternatives.
Une approche pourrait être l’exercice. Celui-ci fait partie intégrante de la prise en charge de la maladie de Parkinson car il retarde la détérioration motrice et prolonge l’indépendance fonctionnelle.
Mais quel type d’exercice peut-on recommander ? Les exercices en résistance visant à lutter contre les pertes d’équilibre et de force se sont montrés bénéfiques ; toutefois ils exigent une surveillance et un équipement lourd.
Li et coll. ont donc conduit une étude randomisée afin de voir si un programme de tai-chi adapté pourrait améliorer le contrôle postural chez les patients souffrant d’une maladie de Parkinson idiopathique légère à modérée.

Une heure, deux fois par semaine.
Dans ce travail, 195 malades ont été affectés par randomisation à l’un des 3 groupes d’exercice : tai-chi, entraînement en résistance, étirements. Les patients participaient à des séances d’exercice d’une heure, deux fois par semaine, pendant 24 semaines au total.
Le principal résultat examiné a été l’amélioration de la stabilité posturale limite (excursion maximale et contrôle directionnel) mesurée de façon objective (Balance Master System, NeuroCom). D’autres critères secondaires ont été examinés : la marche et la force ; l’équilibre avec les scores au test de Timed-up-and-go et au test du Functional-Reach (évaluant l’équilibre lors d’une tâche de pointage) ; les scores moteurs à l’échelle EPDRS ; et le nombre de chutes.
L’étude montre que les patients qui font du tai-chi perdent moins l’équilibre lorsqu’ils se penchent dans une direction (excursion maximale) et présentent un meilleur contrôle directionnel de leur corps, comparés aux patients qui pratiquent un entraînement en résistance, ou des exercices d’étirements.
Le tai-chi est supérieur aux étirements pour tous les critères secondaires, et il est supérieur à l’entraînement en résistance pour la longueur des foulées et l’équilibre lors d’une tâche de pointage (Functional-Reach).
Enfin, le tai-chi réduit la fréquence des chutes, comparé à la pratique des étirements, mais il est aussi efficace que l’entraînement en résistance pour réduire les chutes.
Il convient de noter que les bénéfices du tai-chi se maintiennent trois mois après l’intervention ; en outre aucun effet secondaire sérieux n’a été observé.
« En tant que programme d’exercice efficace et sûr, le tai-chi peut être ajouté aux thérapies physiques actuelles pour traiter certains des principaux troubles du mouvement dans la maladie de Parkinson, comme l’instabilité posturale et les troubles de la marche », explique au « Quotidien » le Dr Fuzong Li (Oregon Research Institute, Eugene, Etats-Unis), qui a dirigé l’étude. « Du point de vue de la rééducation, la pratique du tai-chi – qui se concentre sur le transfert du poids rythmé, la torsion contrôlée de la cheville jusqu’aux limites de la stabilité, l’alternance d’une position étroite et large, le temps de repos prolongé sur la jambe de soutien, l’engagement de la rotation du pelvis et du tronc, et la pratique de mouvements de pas, en posant le talon contre les orteils et en abaissant le talon – peut aider à améliorer le contrôle postural et la faculté de marcher, atténuer les symptômes cardinaux de la maladie et améliorer l’indépendance fonctionnelle. »

Dr Véronique Nguyen – Le Quotidien du Médecin – n° 9081 – jeudi 9 février 2012
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Li et coll. New England Journal of Medicine du 4 février 2012
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Amélioration des douleurs et de la qualité de vie : la pratique du Tai Chi pourrait être utile dans la fibromyalgie
Une étude randomisée contrôlée montre que la pratique du taï-chi pourrait être un traitement utile pour les patients souffrant de fibromyalgie. Avec un effet de soulagement montré sur un scope spécifique et validé d’évaluation de la fibromyalgie sur les cotations de la douleur et la qualité de vie, pour des critères à la fois objectifs et subjectifs.
La fibromyalgie est un syndrome complexe, associant des douleurs musculo-squelettiques diffuses, une grande fatigue, des troubles du sommeil, avec des répercussions importantes à la fois psychiques et sociales. Il n’y a pas à proprement parler de traitement. Les recommandations se sont fondées sur les différents travaux pour conclure que la meilleure façon de prendre en charge la fibromyalgie est multidisciplinaire, combinant des médicaments, une thérapie comportemantalo-cognitive, l’éducation et l’exercice physique.Des méta analyses ont par ailleurs montré que l’exercice physique en général améliore la prise en charge de la fibromyalgie, mais la plupart des patients continuent à souffrir pendant des années après le début du traitement des troubles.
Le taï-chi est un art martial chinois, qui combine la méditation à une pratique de mouvements lents et gracieux, à une respiration profonde et à la relaxation, dans le but de« mobiliser l’énergie (le « qi ») dans tout le corps ». Le taï-chi est considéré comme une intervention complexe, combinant des éléments physiques, psychosociaux, émotionnels, spirituels et comportementaux. En fait, aux Etats-Unis, le taï-chi est pratiqué préférentiellement par des personnes qui souffrent de troubles musculo-squelettiques ou mentaux.
Une petite étude a montré que cette pratique (le taï chi) réduit les symptômes et améliore la qualité de la vie dans la fibromyalgie ; des effets thérapeutiques potentiels ont aussi été trouvés chez des patients souffrant de rhumatismes chroniques, tels que l’arthrose et la polyarthrite rhumatoïde.
« Nous avons réalisé une étude en simple aveugle, randomisée, contrôlée, pour étudier les effets du taï-chi en les comparant à ceux d’une intervention témoin consistant en une éducation visant à améliorer le bien-être associé à du stretching », expliquent Chenchen Wang et coll. (Boston, Etats-Unis).

Une heure deux fois par semaine. Les participants ont été assignés au taï-chi ou à l’intervention témoin, au cours de sessions d’une heure, à raison de deux fois par semaine pendant 12 semaines. L’intervention témoin consiste en des sessions fondées, d’une part, sur une intervention didactique pour parler de la fibromyalgie, des techniques de résolution des problèmes, de la diététique et la nutrition, et, d’autre part, par 20 minutes de streching.
Parmi les 66 patients inclus, les 33 du groupe taï-chi ont éprouvé une amélioration clinique importante à la fois sur le score FIQ (Fibromyalgia Impact Questionnaire) et sur celui de la qualité de vie. Les FIQ moyens à l’inclusion puis à 12 semaines sont de 62,9 et 35,1 dans le groupes d’intervention, et de 68 et 58,6 dans le groupe témoin (différence moyenne de – 18,4 points, p<0.001). Les scores explorant la composante physique (SF-36) sont de 28,5 et 37 dans le groupe taï-chi, contre 28 et 29,4 dans le groupe témoin (différence moyenne de 7,1 points entre les deux groupes, p=0,001). Les scores évaluant les composantes mentales sont de 42,6 et 50,3 pour le premier groupe et de 37,8 et 39,4 dans le groupe témoin (différence moyenne de 6,1 points, p=0,03).
Les améliorations se maintiennent à 24 semaines (différences entre les deux groupes de – 18,3 points pour le score de FIQ, p<0,001).
Ces résultats, indiquent les auteurs, sont concordants avec ceux d’études antérieures non randomisées du taï-chi dans la fibromyalgie, ainsi que ceux d’observations montrant les bienfaits du taï-chi en regard des douleurs musculo-squelettiques, de la dépression et de la qualité de vie.
Au total, « notre étude préliminaire indique que le taï-chi pourrait être un traitement utile à inclure dans la prise en charge multidisciplinaire de la fibromyalgie », concluent-ils.
Le mécanisme biologique de l’effet du taï-chi reste à découvrir.

Dr Béatrice VUAILLE – Le Quotidien du Médecin – n° 8814 – mardi 14 septembre 2010

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The New England Journal of Medicine, 19 août 2010, p. 743-754

Publié le 08 novembre 2010 à 07h27 | Mis à jour le 08 novembre 2010 à 12h
Le Tai-Chi soulage les douleurs d'arthrite
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PHOTO: PC
Agence France-Presse
Washington
Le Tai-Chi, célèbre gymnastique d'origine chinoise dont la pratique remonte à plusieurs siècles, a permis de soulager la douleur de personnes atteintes d'arthrite et de réduire leur fatigue, selon une étude clinique menée aux Etats-Unis publiée dimanche.
«Notre recherche montre que les cours de Tai-Chi entraînent des bienfaits notables chez des personnes souffrant de toutes les formes d'arthrite y compris la fibromyalgie, l'arthrite rhumatismale et l'ostéo-arthrite», indique le Dr Leigh Callahan, professeur à la faculté de médecine de l'Université de Caroline du nord (sud-est), principal auteur de cette communication.
«Nous avons fait le même constat chez des groupes de patients vivant en milieu rural comme urbain dans un Etat du sud et un Etat du nord-est très urbanisé», a-t-il ajouté soulignant que cette étude est la plus étendue faite à ce jour sur les effets du Tai-Chi sur l'arthrite.
Pour la recherche, les auteurs ont recruté 354 personnes atteintes de différentes formes d'arthrite dans 20 sites en Caroline du nord (sud-est) et dans le New Jersey (est).
Les participants ont été divisés au hasard en deux groupes dont un a bénéficié de huit semaines d'initiation au Tai-Chi à raison de deux séances hebdomadaires.
L'autre groupe témoin a commencé ces mêmes cours de Tai-Chi plus tard de manière à pouvoir faire une comparaison.
Tous les participants devaient avoir été diagnostiqués comme souffrant d'arthrite, avoir au moins 18 ans et être capables de se mouvoir de façon indépendante.
Ils pouvaient cependant pratiquer le Tai-Chi en restant assis.
Les auteurs de la recherche ont enregistré des données sur chaque participant portant sur leur degré de douleur, de fatigue, de raideur et leurs performances physiques avant le début de l'étude et à la fin dans le groupe ayant bénéficié de l'initiation au Tai-Chi comme ceux du groupe témoin.
Les questions posées aux participants portaient aussi sur leurs capacités à se mouvoir et à fonctionner dans leur vie quotidienne, sur leur état de santé général ainsi que sur des mesures psychosociales tel le degré de leur désespoir provoqué par leurs problèmes physiques.
Les mesures de leurs performances physiques ont porté sur le temps en position assise et debout, leur capacité à marcher normalement et de rapidement et des mesures de l'équilibre comme se tenir un certain temps sur une seule jambe.
A la fin des huit semaines, les personnes dans le groupe ayant reçu l'initiation au Tai-Chi ont montré des améliorations modérées en terme de douleur, d'état de fatigue et de raideur de leurs articulation, souligne le Dr Callahan.
Ils ont aussi tous fait part d'une impression d'un plus grand bien-être et montré un meilleur sens de l'équilibre, précise aussi le médecin.
Il doit présenter les résultats de cette étude lundi à la conférence annuelle de l'American College of Rheumatology, qui se tient à Atlanta (Géorgie, sud-est).
Entre méthode de relaxation et art martial, le Tai-Chi est l'art martial le plus pratiqué au monde.

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Des bienfaits du… Tai-chi
[maisons-de-retraite.fr] Alors que, lors de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson le 11 avril 2012, l’association France Parkinson a abordé la question des bénéfices du Tai-chi-chuan, nous vous proposons un retour sur les résultats d’une étude américaine publiée en ce début d’année qui montre que cette pratique améliore nettement l’équilibre chez les malades.

Parce que la maladie de Parkinson entraîne des troubles de l’équilibre réduisant les capacités fonctionnelles et augmentant les risques de chutes, une équipe de chercheurs de l’Oregon Research Institute s’est intéressée au Tai-chi-chuan, cet art martial d’origine chinoise qui a déjà démontré sa capacité à améliorer l’équilibre chez les personnes âgées.
Pour mener à bien son étude, l’Oregon Research Institute a demandé à cent quatre-vingt-quinze patients souffrant d’un Parkinson léger à modéré, divisés en trois groupes, de pratiquer l’art martial, de la musculation ou du stretching en sessions de soixante minutes, deux fois par semaine, pendant six mois.
Des résultats significatifs
Les participants ont ensuite été soumis à des tests mesurant leur équilibre et la longueur de leur pas. Les personnes ayant suivi les cours de Tai-chi-chuan ont obtenus de meilleurs résultats que les autres : le gain est de 12 % pour les étirements et de 11, 4 % pour le contrôle directionnel par exemple. Elles ont aussi connu de meilleurs résultats en matière de distance des pas et de vitesse de la marche.
« Ces résultats sont significatifs d’un point de vue clinique, car ils indiquent que le Tai-chi-chuan, qui est une activité physique à l’impact faible à modéré, peut s’ajouter aux thérapies physiques actuellement pratiquées dans le traitement de la maladie de Parkinson », a commenté le docteur Fuzhong Li, auteur de l’étude.
Avant d’ajouter : « Les améliorations de l’équilibre et de la démarche démontrées par notre étude soulignent le potentiel de réhabilitation des mouvements de Tai-chi-chuan pour les personnes atteints de cette condition. »
Selon l’étude, publiée dans le New England Journal of Medicine, les bénéfice de la discipline chinoise s’est maintenu trois mois après la fin des tests, avec un risque de chutes réduit de 60 % par rapport à l’entraînement à la résistance et de 69 % par rapport aux étirements.

 

 

 

 

Le figaro santé.fr


ACTUALITE
© Nir Elias / Reuters/REUTERS
Le Tai Chi est répandu en Chine où il a été inventé (ici à Shanghaï).
Le Tai Chi préserve le cœur des seniors
Mots clés : Sénior, sport
Par Delphine Chayet - le 24/04/2012
Cet art martial chinois est recommandé aux personnes âgées qui souhaitent se maintenir en bonne santé, conclut une étude.

On dit que le Tai Chi apporte relaxation, force et bien-être à ceux qui le pratiquent. Cet art martial chinois peut aussi être cité pour ses bienfaits sur la santé à un âge avancé. Selon une étude publiée dans la revue European Journal of Preventive Cardiology, les personnes de plus de 65 ans qui effectuent régulièrement ces mouvements ont un système cardiovasculaire plus performant, mais aussi une plus grande force musculaire. Le Tai Chi serait ainsi, selon les scientifiques, une activité à privilégier par les personnes âgées qui souhaitent se maintenir en bonne santé.
La recherche a été menée à Hong Kong, auprès de seniors qui pratiquaient dans un club de Tai Chi Chuan au moins 90 minutes par semaines depuis trois ans et dont la santé a été comparée à un groupe témoin (en tout, 65 sujets). Les résultats ont montré que les premiers avaient une meilleure tension artérielle et une meilleure compliance artérielle - c'est-à-dire la capacité des artères à se dilater, qui est un important indicateur de la bonne santé du système cardiovasculaire. Et ce, malgré leur renforcement musculaire.
Des vertus sur la mémoire, le sommeil, la prévention des chutes
En France, environ 50.000 personnes pratiquent cette discipline ancestrale qui combine mouvements lents et précis, étirements et maîtrise de la respiration. «Cette méthode, qui suppose un contrôle de soi, est désormais proposée en réadaptation cardiaque, au même titre que la marche ou le vélo», souligne le Pr François Carré, cardiologue. «Les adeptes du Tai Chi, contrairement à la plupart des autres sports, ne rencontrent jamais de limite physique: ils progressent toujours, quel que soit leur âge», souligne Hugues Deriaz, président de la Fédération française.
Des études antérieures ont mis en évidence ses vertus sur la mémoire, le sommeil, la prévention des chutes, l'arthrose du genou, etc. Depuis peu, le Tai Chi est également prescrit aux personnes handicapées. Un programme de treize postures, choisies pour leur compatibilité avec l'utilisation d'une chaise roulante, vient d'être mis au point par un chercheur américain. Selon lui, «le Tai Chi est bon pour la santé, accessible, peu cher. Les personnes handicapées qui le pratiquent ont une meilleure confiance en elles et sont moins sujettes à la dépression».
 

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